La BI et le temps réel

Un sondage de l’IDC sponsorisé par Terradata (Avril 2010), annonce que 26% des entreprises européennes (France, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni, Italie) utilisent le temps réel pour soutenir des décisions tactiques et opérationnelles. L’étude  a été faite sur un échantillon de 181 entreprises opérant dans de multiples secteurs. Les conclusions de l’enquête semblent trouver ce taux plutôt faible, d’autant plus surprenant qu’il faut y ajouter à ce chiffre, 33% d’entreprises produisant des chiffres de manière quotidienne. L’étude ne précise pas si ces entreprises ont migré complètement leurs systèmes d’intégration de données vers le temps réel ou seulement certaines fonctionnalités du SI.

Le temps réel, très bien, mais pour quels usages?

Prise de décision plus rapide dans un contexte économique  encore plus compétitif.  La BI temps réel permet d’avoir un temps d’avance sur les concurrents.

  • La gestion de la qualité pour mesurer la performance (chaîne de fabrication)
  • Le suivi de production instantanée (industrie pétrolière)
  • La gestion des risques de portefeuille (gestion financière)
  • Le suivi des ventes temps réel (supervision grande distribution)
  • Le suivi de la disponibilité des systèmes (télécom, énergie, hébergeur)
  • La détection de la fraude (banque)
  • Inventaire et disponibilité (site marchand)
  • Changement de profil client/Segmentation (marketing)
  • Prévision de la demande

Et les technos alors?

Le TextMining permet de donner du  sens à des informations non structurées pour faciliter la prise de décision. Pour extraire les mots significatifs et phrases provenant de sources telles que le courrier électronique, des enquêtes de satisfaction des clients, enregistrements d’appels au centre, et le Web 2.0 (commentaires, forum). Ces informations peuvent ensuite être intégrées à d’autres systèmes comme le CRM ou le ciblage marketing.

La Content Analytics, permet d’analyser et valoriser  les contenus non structurées. Grâce à l’analyse en temps réel, les décideurs peuvent identifier les tendances récurrentes, dysfonctionnements ou autres problèmes complexes de l’entreprise afin d’assurer la gestion des risques au sein de la gouvernance d’entreprise. La Content Analytics prend en charge les formats de type image, vidéo, fichier, site internet, podcast, texte,…

Les outils de Supervision – Sélection, comptage et topage de base de données en temps réel:

Les outils de géomarketing:

Le pilotage de la Fraude en temps réel :

Le InMemory temps réel permet de décloisonner les analyses, décupler les capacités de simulation, ce qui va rendre les opérationnels plus autonomes au sein d’organisations plus collaboratives:

Moteurs de Règle (MDM) : l’échange en temps réel entre un référentiel de données et des bases d’application hétérogène.

 

Le paradoxe de la situation, c’est que la BI temps réel a pour objectif de se rapprocher de la production alors que pendant des années les architectures décisionnelles ont décrété une étanchéité entre les systèmes opérants et le décisionnel. Ces architectures décisionnelles coûteuses (pas encore rentabilisées) et non agiles ne peuvent pas basculer à un rythme temps réel sans une refonte complète des architectures applicatives.

Les ETLs qui alimentent en mode batch les architectures décisionnelles sont-ils condamnés ?

Clairement non, deux architectures applicatives vont compléter l’offre décisionnelle :

La BI classique alimentée par des ETLs pour alimenter des datawarehouse historisés permettant, par exemple, de comparer entre deux années le prix moyen des cotisations d’assurances.

La BI temps réel, pour les pilotages opérationnels basé sur des restituions légères, en sélectionnant les données pertinentes. Une BI très proche des systèmes opérants, des réseaux sociaux,…des sources de données.

Problématique : par exemple, le calcul de la segmentation client temps réel doit-il être la source de la BI classique pour alimenter les analyses du marketing stratégique (cycle de vie du client) ou le calcul doit être dupliqué ? Pour régler cette problématique, les architectes vont inventer des couches de calculs qui alimenteront en temps réel (ou presque, mode streaming) le CRM mais seront également source du SID.

En tout état de cause, la BI en temps réel n’impose pas une refonte complète des architectures existantes.

 

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